Je me décide à retourner dans les sous bois.
J'y ai passé beaucoup trop peu de temps cette année, on n'a rien sans rien, ce sera ma cinquième et ultime sortie de l'année, certaines années je dépassais la vingtaine, no pain no gain !
Ce n'est jamais une corvée, je me suis gelé, trempé les miches souvent à l'affût mais ça m'apporte toujours énormément (va comprendre Charles !)
Je décide d'y aller l'après midi, sachant qu'on est sur la fin du Brame je me fais peu d'illusion, juste vivre une belle ambiance et si ça sort alors tant mieux.
Ce Cerf sort à 15h35, sans doute un satellite, il ne fait que manger, ça sent la fin en effet.
Pas un raire dans les parages. Il arrive enfin dans ma fenêtre (un petit angle sans feuilles) et regagne les sous bois vers 16h20 (dernière photo) et disparaît aussi discrètement qu'il est arrivé.
Je plie quasiment à la nuit, aucune autre visite, ça ne brame que peu et pas tout près.
Je n'ai rien fait depuis une semaine.
Comme à mon retour l'an dernier je me sens bien trop à l'étroit même au milieu du Vercors et toujours bien trop près de la civilisation... Je ne suis pas surpris, je m'y attendais, et je ne devrais pas me plaindre mais c'est un fait.
J'ai même hésité à partir bivouaquer, les jambes sont restées quelque part en Scandinavie, je n'ai pas réussi à me remuer, mais je décide de partir, retrouver les bases, sur un sommet où je n'ai pas dû venir depuis deux ans, en partant tard et en semaine pour y être le plus seul possible...
Comme je m'y attendais je me traîne mais profite du coin.
Je commence par le Signal, je ne suis pas en retard, je compte être au Veyou pour le Coucher de Soleil j'ai de la marge.
Le Soleil disparaîtra à 18h58 derrière le Mont Lozère, j'ai une petite heure de marge.
J'arrive au Veyou, soupe histoire de justifier d'avoir monté le réchaud là haut parce qu'il ne fait pas froid du tout.
Les derniers randonneurs sont redescendus, je profite du calme, j'adore ces quelques minutes juste après le Coucher de Soleil, il règne une ambiance extraordinaire quand tu n'as pas un con qui braille... Je regrette presque de ne pas être allé bivouaquer.
Je redescends au parking sans me presser jusqu'au pas de la Siara, puis sans traîner ensuite. Je dois sortir la frontale sur les dernières minutes parce que je ne vois vraiment plus grand chose.
Une belle sortie qui remet les idées en place.