Aujourd' hui, une biche décide de traverser devant moi
Elle passe assez tôt, la lumière est encore bonne
J' attends mais elle est seule, et c' est toujours aussi calme
Aujourd' hui, une biche décide de traverser devant moi
Elle passe assez tôt, la lumière est encore bonne
J' attends mais elle est seule, et c' est toujours aussi calme
Une histoire qui finit bien vécue aujourd'hui.
Je cherche souvent des chevreuils, un peu moins en ce moment et j' en vois régulièrement et à chaque fois avec un grand plaisir, mais la rencontre d' aujourd'hui j' aurais préféré l' éviter, mais comme elle finit bien je la classerai dans les bons souvenirs.
Je rentrai de montagne il était environ 20h30, au frein moteur, donc pas excessivement vite, je pense entre 45 et 50 km/h.
En pleine ligne droite une chevrette surgit sur ma droite, elle sort de la végétation tout près, je plante et tente un grand coup de volant pour l' éviter mais elle tape sur la droite de ma voiture.
Je fais demi-tour et me gare sue le côté de la chaussée en feux de détresse.
A cet instant je redoute le pire et j' en suis malade.
Elle est couchée sur le bas côté, la bonne nouvelle c' est qu' elle bouge la tête mais ne bouge plus les pattes.
Je ne sais pas quoi faire, à cet instant je ne sais même pas si je lui ai roulé sur une patte, et je ne sais pas si c' est une bonne idée de la toucher pour l' emmener chez un vétérinaire ou la mettre à l' abri.
Je préfère ne pas la retourner car elle est couchée sur le côté droit, je vais voir s' il y a du sang sur mon pare choc, il n' y en a pas, je pense qu' elle a tapé sur le côté quand j' ai esquivé, c' est donc à sa vitesse qu' a dû se produire le choc et pas à la mienne.
Je lui parle, lui demande pourquoi elle s' est jetée sur moi, la caresse, au bout d' un moment j' essaie de lui soulever l' arrière train mais elle ne réagit pas, elle me regarde et bouge la tête je me plais à croire qu' elle comprend et qu' elle sait que je ne lui veux pas de mal il ne me semble pas voir de peur dans son regard.
Je compte passer la nuit ici s' il le faut mais je ne la laisserai pas là (même si aprés coup j' aurais peut être dû la mettre à l' abri et la laisser tranquille ?)
Je pense à l' amener chez un vétérinaire mais je n' ai sans doute pas le droit de transporter un animal sauvage.
Je m' éloigne de quelques pas pour faire le point et trouver la solution qui ne vient pas...
Je me rapproche, et je lui dit qu' elle ne peut pas me faire ça et qu' il faut qu' elle reparte maintenant.
D' un bond elle détale au sprint en moins de temps qu' il n' en faut pour le dire je la vois sur une cinquantaine de mètres, elle disparait dans les arbustes, et je l' entend avancer.
Elle devait être "seulement" sonnée.
Je ne vous raconte pas le soulagement.
J' espère la recroiser mais dans d' autres conditions.
En cette période je suis souvent en montagne (comme d' habitude finalement) et aux heures où j' y vais ou où j' en reviens, les chances (ou risques) d' une telle mésaventure sont décuplés. Je ne vois pas comment j' aurais pu éviter le choc, mais ça risque de me faire lever encore plus le pied en forêt.
Tout est bien qui finit bien, passe entre les balles et les pare-chocs, j' espère te revoir prochainement mais de plus loin.
Quelques biches dont ces deux qui passent devant moi dans un des rares rayons de soleil du jour, je croise les doigts mais personne ne les suit...
J' avais bien croisé un 6 cors en début de semaine dans le brouillard mais voici le premier "gros pépère" de l' année
Il sort vite, il sort tard mais il sort près ! ! !
Il arrive sur ma droite, l' autofocus rame, je sors cette photo moyenne.
Je te recroiserai dans une meilleure lumière
C' est encore calme mais la rencontre est là, il me reste encore quelques jours pour la photo, aujourd' hui l' essentiel était ailleurs.
Je ne tiens plus en place, je remonterai en milieu de semaine prochaine, ça devrait se réveiller un peu...
Le matos est prêt, les congés sont posés, le bonhomme est au taquet....
Grisaille annoncée jusqu' à 17h, pour sauver la journée direction Font d' Urle, tard.
Le Serre de Montué
Vue depuis le pas de l' Infernet
Le soleil se couche trés vite et dans la brume.
Un vent pas possible comme souvent ici, pas moyen de sortir le trépied, on se débrouille comme on peut.
Les Trois Becs plein centre
Les crètes jusqu' à la Tête de la Dame
Les falaises de Font d' Urle